Un thé avec une prétresse[pv Reimu et Bright]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Un thé avec une prétresse[pv Reimu et Bright]

Message par Reimu Hakurei le Mar 23 Avr - 19:33

" Quelle belle soirée " pensais-je, tranquillement assise sur les quelques marches quelques peu délabrées menant à l'entrée du haiden en savourant un délicieux mochi. Malgré les quelques cumulus qui moutonnaient paresseusement dans le ciel bleu-gris, la température était très douce, chose plutôt étonnante en cette fin d'automne qui s'était avéré étonnamment frisquet. Les arbres autour du sanctuaire étaient presque tous dépouillés, et des petits tas de feuilles mortes s’amoncelaient ça et là dans la cour - il allait falloir que je m'occupe de balayer tout ça. Mais bon, ce n'était pas pressé...

" J'ai teeeeeeeellement de choses à faire aussi, je ne peux pas assurer partout ! " pensais-je en m'étirant langoureusement. La vie d'une miko n'est vraiment pas de tout repos, si vous saviez...

C'est alors que j'aperçu une silhouette titubante s'approcher à petits pas. Je plissais les yeux pour mieux l'apercevoir : il s'agissait d'une jeune fille de petite taille, aux cheveux clairs tout en dégradé (c'était la mode en ce moment ?) et au visage aux traits enfantins. Il me semblait ne l'avoir jamais croisée auparavant, mais son expression totalement à côté de la plaque ne me disait rien qui vaille.

Lorsqu'elle ne fut plus qu'à quelques pas de moi, je la vis frotter doucement ses yeux fatigués. Je levais un sourcil d'étonnement. J'avais l’intuition que j'étais sur le point d'assister à une scène surréaliste, ce qui ne me rassurait guère ; sans me vanter, je suis l'une des personnes les plus clairvoyantes de Gensokyô, et mon instinct ne m'a jamais trompé.
La suite des événements allait bien vite me révéler que j'avais, encore une fois, eu raison de me méfier.

-Bonjour, rouge-san, je suis ou exactement ?

- Par...Don ?

J'en aurais recraché ma bouchée de mochi. Mes Dieux, sur quelle énergumène étais-je encore tombée ? Cette fille n'était pas "juste" à côté de la plaque, elle était totalement perchée ! Elle ne savait même pas qui j'étais, moi, la grande miko d'Hakurei ?! Après tout, je pouvais quand même être considérée comme l'un des piliers de Gensokyô, en tant que gardienne de ses barrière et de sa pérennité. Et le rappeler, ce n'est pas du tout faire preuve d'égocentrisme, il s'agit simplement de la pure et simple réalité. Il est vrai que mon sanctuaire n'est pas vraiment un nid à fidèle, mais enfin, je doute qu'il existe encore au Pays des Illusions des individus, humains ou yôkai (surtout yôkai) qui ignorent jusqu'à ma fonction. A moins que lesdits individus aient passé leur vie reclus au fond d'une cave depuis 495 ans. Et encore.
Dans tous les cas, la jeune fille à la peau légèrement hâlée et aux joues roses qui se tenait devant moi en vacillant légèrement n'avait pas l'air d'avoir croupi dans un cagibi durant ces quatre derniers siècles. Elle n'avait pas l'air au mieux de sa forme, certes, mais quand même, de là à en oublier jusqu'à mon no..

"Waah !"

Elle venait de tomber à mes pieds, s'écroulant telle une poupée de chiffon sur les pavés de la cour. Cette fois-ci totalement déconcertée, je m’accroupissais sans réfléchir à ses côtés, et la secouait sans vergogne :

" Et oh, tout va bien ? Oh, vous me recevez ?

C'est alors que je perçu le très léger ronflement qui faisait frémir imperceptiblement ses narines ; je ne le croyais pas. Elle s'était endormie. Comme ça. Devant moi.

Je plaquais une main sur mon front, définitivement déboussolée.

" Mes dieux, c'est le pompon lunaire "

J'essayais de la réveiller en la chahutant délicatement, mais rien n'y faisait. Elle sommeillait profondément.
Ne sachant vraiment plus quoi faire, je m'assis près d'elle, et, saisissant une brindille qui traînait non loin de là, je commençais à lui donner des petits coups dans les côtes. Ne pouvant la laisser toute seule en plein milieu du sanctuaire (bonjour le sérieux de la Miko qui laisse traîner des cadavres dans toute sa propriété ; j'aurais eu l'air de quoi ? ) je n'avais plus qu'à attendre qu'elle se réveille. Et j’espérais sincèrement qu'elle n'allait pas tarder à émerger de son coma profond.

[HRP : désolée pour les fautes qui traînent et si il y a des tournures de phrases louches, je me relirai plus tard ;w; ]
avatar
Reimu Hakurei
Admin

Messages : 279
Date d'inscription : 18/07/2012
Localisation : Sanctuaire Hakurei

Voir le profil de l'utilisateur http://tales-of-gensokyo.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: Un thé avec une prétresse[pv Reimu et Bright]

Message par Reimu Hakurei le Lun 2 Sep - 17:56

- Qu'est-ce qui vous arrive, Reimu ?

Je sursautai et me retournai brusquement vers l'origine de la voix. Trop occupée à tenter de réveiller miss belle au bois dormant, je n'avais pas entendu la yôkai arriver discrètement dans mon dos. Dieux, ce que je pouvais détester ça !

- Non mais, ça ne va pas de surprendre les gens en douce par derrière comme ça ?  Qu'est-ce qui te prend ?

Je jetai un regard courroucé à la nouvelle arrivante ; longs cheveux bruns, pupilles vertes blasées et queue de louve couleur feuillage. Sa physionomie me disait vaguement quelque chose, mais malgré tous mes efforts je n'arrivais pas à mettre un nom sur ce visage aux traits froids.
Je lâchai un profond soupire qui allait en fait s'avérer être le premier d'une très longue série que m'inspirerait toute la conversation à venir, si je puis ainsi nommer l'échange surréaliste auquel j'étais sur le point assister.

- Il m'arrive que cette... Chose... S'est soudainement écroulée devant moi et comme tu peux le constater j'essaye de la ranimer, marmonnais-je d'un ton bourru.
Jugeant que la "chose" en question n'était pas prête se réveiller de sitôt malgré ma thérapie de choc, je jetai au loin ma brindille et me relevait, histoire de saluer convenablement la louve. Yôkai ou pas, je me devais quand même d'être polie avec les visiteurs du sanctuaire, ils se faisaient bien rares après tout.

- Désolée pour l’accueil, dis-je en m’époussetant, l'air un peu bougon ( ce n'est pas comme si j'avais honte de la façon dont j'avais réagi à l'instant après avoir été surprise dans une posture aussi embarrassante, pas du tout). Bienvenue chez moi. Besoin de quelque chose en particulier ?

Un frémissement, suivi d'un petit bâillement discret, nous fit alors tourner la tête. La blondinette venait d'émerger et tentait maladroitement de se relever. Tout en tâtonnant autour d'elle à la recherche de son grand chapeau de paille,  elle jetait des regards vaguement curieux aux alentours, un air de parfaite béatitude sur son visage enfantin. Ses prunelles azurées finirent par se poser sur nous deux, et, après nous avoir détaillée pendant au moins 30 bonnes secondes sans rien dire, l'étrangère finit par lâcher :

-Oh j'ai comme eu une légère absence ta maison rouge-san s'envolée. Mais je pouvais pas la sauver. Bonjour Miss lou-chan, je pourraiss donc savoir ou suis je? Je crois je suis un peu perdue.

- Une ... Légère absence ?
Je senti la moutarde me monter au nez.
Me retenant à grand peine de taper sur la tête de la petite yôkai blonde avec mon gohei, je croisai les bras en soupirant profondément, comme si le fait de vider mes poumons allait en même temps résoudre tout mes problèmes, qui d'ailleurs commençaient dangereusement à s’amonceler depuis que mademoiselle je-suis-soumise-à-de-légères-absences avait débarqué dans la cour.

- Caaaaaaaaalme Reimu, pensai-je. Après tout, je m'étais déjà suffisamment affichée pour la journée. Mais bon sang, c'était trop demander de profiter d'une après-midi tranquille sans personne pour venir m'embêter ?

- Tu es au sanctuaire Hakurei, dont les bâtiments se tiennent, comme tu peux le constater, juste derrière nous, fis-je en montrant du doigt le haiden. Je sais qu'ils ne sont pas forcément en très bon état mais on en est pas non plus au point où tout risque de s'écrouler à la moindre bourrasque un peu violente, continuai-je en faisant de mon mieux pour ne pas avoir l'air trop vexé. Sinon, moi c'est  Reimu, et je suis la miko en charge du lieu. Mon rôle est de veiller sur la grande barrière Hakurei qui sépare Gensôkyô du monde extérieur.

J'avais débité tout cela très vite, et marquai une pause pour reprendre mon souffle.

- Et la demoiselle qui se tient à côté de moi, c'est... Euh... Comment déjà ? Demandai-je en me tournant vers elle.
Plus la conversation avançait et plus je sentais ma crédibilité fondre tragiquement comme neige au soleil.
avatar
Reimu Hakurei
Admin

Messages : 279
Date d'inscription : 18/07/2012
Localisation : Sanctuaire Hakurei

Voir le profil de l'utilisateur http://tales-of-gensokyo.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum